Promenade Fleuve – Littoral Est Réappropriation et revalorisation du littoral du Saint-Laurent à Québec Concours d’idées international
2024
Promenade Fleuve – Littoral Est Réappropriation et revalorisation du littoral du Saint-Laurent à Québec Concours d’idées international
2024

Client
Commission de la Capitale Nationale

Prix
2024 : Mention Analyse régionale et paysage interconnecté

Collaborations
Urbanisme et paysage : Land
Ingénierie : ARUP
Architecture : APT et Jean-Bruno Morissette
Architecture verte : White (Suède)
Circulation : Systematica (Italie)
Circulation : Systematica (Italie)

Hyperliens
Concours d’idées pour le réaménagement du littoral du Saint-Laurent, phase 4 – Gouvernement du Québec
Concours d’idées international pluridisciplinaire en aménagement du territoire – Kollectif
http://Concours d’idées pour le réaménagement du littoral du Saint-Laurent, phase 4 – Commission de la Capitale Nationale

La promenade fleuve est une substitution d’une infrastructure de véhicules privés vers un réseau de transports actifs et collectifs. Dans une approche de réduction, la déviation d’une portion de l’autoroute Dufferin-Montmorency laisse place à une trame verte, bleue, et blanche, connectée au centre-ville. Une nouvelle expérience du fleuve à partir du noyau urbain historique procure une nouvelle destination dans la capitale, et un espace public pour la population locale. Sur les battures, les principaux ouvrages autoroutiers se soustraient désormais au paysage fluvial, permettant au domaine Maizeret de s’étendre sur la baie de Beauport.

Une séquence paysagère accompagne l’accès au fleuve depuis le pôle d’échange d’Estimauville sous forme d’une promenade silencieuse, traversant un boisé riverain. Des passerelles, oscillant vers les rives retrouvées, génèrent un réseau piéton et cyclable multipliant les contacts avec le fleuve. La mémoire de la rive d’origine, conjuguée à l’urgence de ramener l’humain à la nature, inspire une fluctuation d’expériences sensibles aux comportements des eaux. Elle s’arrime au corridor de la rivière Saint-Charles et se prolonge jusqu’à la Chute Montmorency. Dans cette zone hydroconnectée, la structure vivante rétablit le lien perdu avec la rive et engendre une promenade-digue, un filtre réparant la nature, assurant la résilience et l’adaptation future aux changements climatiques. Les eaux douces, provenant des Grands-Lacs et d’autres tributaires, entre eux les deux rivières qu’encadrent le site, sont soumises à des marées entraînant le niveau d’eau jusqu’à six mètres. Ces fluctuations donnent lieu à un dynamisme du littoral qui, antérieurement, supportait une riche écologie de battures et de lieux de loisir.

Le littoral devient une zone flexible aux rives renaturées, un écotone où les habitats fauniques et floristiques cohabitent harmonieusement avec l’humain grâce à une séquence
de milieux naturels remblayant l’ancienne autoroute et ses bretelles. Cette succession d’écosystèmes compose une architecture sensible des lieux, pour activer des espaces publics.

La promenade supporte une programmation culturelle, sportive, de loisir, et d’interprétation scientifique, toutes saisons confondues. Parmi les points de contact qui marque
la promenade d’expériences avec la rivière, se retrouvent la jetée d’interconnexion, le belvédère faunique, la plage d’Everell et le pôle récréatif avec la piscine naturelle et la scène flottante. Plusieurs des nouveaux bassins servent à cultiver la moule pour filtrer les eaux le long de cette structure vivante ou pour la production alimentaire. Une piscine naturelle, alimentée de l’eau du fleuve, est traitée par un système de marais filtrant, assurant son écoulement. Dans un désir de retour à la pêche, les accès à la grève s’ouvrent et des structures de pêcherie fixes se conjuguent avec la topographie, les courants et les marées, témoignant de l’héritage du savoir-faire traditionnel québécois.