Unda – (Ré)habiter le fleuve
Unda – (Ré)habiter le fleuve

Client
La Maison de l’architecture du Québec
La Maison régionale de l’architecture des Pays de la Loire

Prix
2022 : Certification Bronze dans la catégorie Concept / Concept en paysage et/ou territoires
2022 : Certification argent dans la catégorie Prix spéciaux / Paysage + Eau

Collaborations
Architecture : Adhoc architectes / Aman Iwan / Collectif MIT
Ingénierie : ARUP
Autres : La Maison de l’architecture du Québec
Autres : La Maison régionale de l’architecture des Pays de la Loire

Hyperliens 
Résidence (Ré)Habiter le fleuve : et les lauréats sont…
UNDA (ré)habiter le fleuve – INT Design
UNDA, (RÉ)HABITER LE FLEUVE – Maison Régionale de l’architecture des Pays de la Loire
Résidence métropolitaine internationale d’architectes Nantes – Montréal – Maison de L’architecture du Québec

Portée par une double résidence artistique et de recherche, l’initiative « (Ré)Habiter le fleuve » interroge notre relation contemporaine aux grands cours d’eau métropolitains. À travers une approche à la fois poétique, fictive et scientifique, le projet propose un regard renouvelé sur les liens entre les villes et leurs fleuves, souvent perçus comme distants ou oubliés. Il s’agit ici de réinvestir l’imaginaire et l’usage des rives, de l’eau, du sol et des habitats pour imaginer de nouvelles manières d’habiter les milieux fluviaux, en prenant en compte leur histoire, leur géographie mouvante et leurs habitants humains et non-humains.

Né de la collaboration entre des résidents français et québécois, ce projet binationale prend forme au cœur de deux métropoles : Montréal et Nantes. Ces résidences croisées s’ancrent dans des contextes locaux riches – celui du projet urbain Bas-Chantenay à Nantes et des réflexions sur l’accès à l’eau à Montréal. L’équipe interdisciplinaire, composée de chercheurs, artistes, urbanistes et designers, travaille de manière collaborative sur le terrain, croisant leurs pratiques et leurs sensibilités autour d’un même fil conducteur : la redécouverte du fleuve comme espace vivant et habitable.

La démarche se déploie à travers une résidence en deux temps : d’abord à Montréal, puis à Nantes. Elle donne lieu à une exposition et à une publication qui retracent les explorations menées sur les bords de la Loire et du Saint-Laurent. Ces fleuves deviennent les supports d’une géographie inventive, dans laquelle s’inscrit une programmation mêlant recherche, création et médiation. En mettant en dialogue les histoires et les usages des deux rivières, le projet propose une lecture transversale des territoires fluviaux, fondée sur l’observation, l’arpentage, la cartographie sensible et la narration. Le tout forme une mise en récit des transformations du paysage urbain vu depuis ses berges.

Le projet soulève des enjeux environnementaux, sociaux et culturels majeurs. Il interroge les peurs liées au fleuve – inondation, pollution, danger – et cherche à renverser cette perception en redonnant une valeur culturelle, écologique et symbolique à ces espaces. En regardant la ville « à l’envers », à partir de ses sols et de ses marges, il révèle une histoire enfouie, faite d’accumulations, de remblais, mais aussi de mémoire collective. Par des procédés tels que la phytoremédiation, il propose des pistes concrètes de réconciliation entre ville et fleuve, où le sol, redevenu vivant, joue un rôle de filtre naturel et d’acteur écologique central. (Ré)habiter le fleuve, c’est ainsi réinventer notre façon de faire territoire en prenant en compte la mobilité, l’impermanence et la richesse invisible de nos milieux aquatiques.